Appartement rue Paradis, Marseille 13008

Ce grand appartement ancien – début du XXème siècle – orienté Est /Ouest, bénéficiant de vues exceptionnelles à  l’Ouest sur des jardins et villas, à l’Est sur un hôtel particulier et ses platanes, avait été aménagé de manière disparate dans un goût coloré et urbain qui ne correspondait pas à ses nouveaux propriétaires.

Le réaménagement a consisté à retrouver la structure originale en escargot de l’appartement qui déploie ses vastes proportions autour d’une cour intérieure, en y intégrant et faisant se réfléter la lumière et la nature.

L’appartement a été dépouillé des attributs de style « attendus » : les murs et plafonds aux moulures et corniches ont été peints à la chaux, d’un blanc éclatant. Dans la grande pièce qui sert de bureau au maître des lieux, les murs ont même gardé les traces de l’ancien papier peint, formes aléatoires blanches et ocres. Seule concession décorative qui donne une note XVIIIème, le soubassement gris souris peint à la chaux des murs du couloir vers les chambres. Au sol, les tomettes ont été retrouvées sous des épaisseurs de colle et de moquette.

La primauté est donnée aux matières : le bois décapé du mobilier, le marbre de Carrare du plan de travail de la cuisine, le zinc pour le plateau de la table à manger, la terre cuite des anciens tians, le verre pour ses reflets, ceux des vitres anciennes des porte-fenêtres, du vase paresseux Tsé-Tsé dans la cuisine, des lanternes dans le bow-window…

Figure de proue de l’appartement qui s’avance dans les pins et les lauriers, le bow-window accueille la table de réception comme suspendue dans les airs. Les miroirs astucieusement placés font entrer le paysage dans l’appartement.

Le mobilier mêle harmonieusement ancien (deux buffets XIXème du bureau, table de la chambre des parents et table du bureau, coffre afghan tous en bois décapé, buffet en bois peint gris pâle dans le salon XVIIème, fauteuils de tapissier…) et moderne/contemporain – notamment chaises Bertoia dans la cuisine, chaises dans le bow-window, fauteuil Paulistano de Paulo Mendès Da Rocha par Objekto dans une chambre, luminaires vintage dans le salon, lampe Tolomeo dans le bureau, lampes de chevet Melampo Tavolo (Artémide) dans la chambre des parents.

Les trophées sont l’oeuvre de Vincent Viard, les tableaux de Daniel Garcia.